Ça, c’est fait. Skorpion est maintenant en finale de la France a un Incroyable Talent !
Plus ‘contemporain’ que la dernière fois, il a su tirer un nouveau fil et nous faire entrer dans une autre galaxie. Mais la frontière reste floue et le danseur hybride. Costume, décor et danse. Il envoie, il irradie, son plaisir et son enthousiasme sont communicatifs, ses gestes sont précis et parfaitement calés sur la musique.
J’ai encore envie d’en voir alors vivement la semaine prochaine, vivement qu’il concrétise ses projets, qu’il gagne, qu’il trouve un mécène, qu’il nous fasse encore vibrer, monte sa troupe et qu’à eux tous ils déchirent tout sur leur passage ! Hâte de voir la suite ! Bravo !
C’était hier dans l’émission La France a un Incroyable Talent de M6 : Brice aka SKoRpIoN !
Ce garçon a notamment dansé pour la compagnie Pietragalla et a remporté avec le R.A.F Crew l’International Hip-Hop Championship de Paris cette année, prix qui les a envoyés au World Hip Hop Dance Championshipde Las Vegas où ils ont gagné le titre de champions du monde de danse hip-hop. QUOI ? ON EST CHAMPIONS DU MONDE DE DANSE HIP HOP ? Merci la presse, les radios, les télés françaises, de nous avoir avertis et d’avoir salué leur performance comme vous savez si bien le faire quand on gagne un match de foot ! Ah on me dit qu’à l’époque la télé rediffusait Derrick et que la presse se demandait si Jonathan allait coucher avec Sabrina, c’est vrai qu’on peut pas tout faire.
Pondu par Miss Thym-Gaite le 8 nov 2009 dans Coups de coeur
Ca ne se passe pas à la télé mais par moment ce n’est pas sans rappeler la télé-réalité : au cinéma aussi les histoires « authentiques » d’inconnus, ça marche.
Tout d’abord, plantons le décor : les films d’horreur c’est pas vraiment mon truc mais quand j’ai entendu qu’il s’agissait d’un film d’horreur « sans aucune goutte de sang », ça a éveillé ma curiosité. C’est dire à quel point je n’y connais rien ! L’histoire est simple : un couple, une maison dans laquelle il se passe des choses étranges la nuit. L’homme décide de filmer tout ce qui s’y passe caméra au poing et.. il s’en passe bien sûr.
Malgré deslongueurset des réactions assez improbables(pourquoi ils n’allument pas les lumières ? M’est avis qu’ils y verraient plus clair), je me suis laissée prendre au fur et à mesure. Là où ce film a réussi son pari pour moi, c’est qu’il a agit sur mon cerveau (de blonde, donc petit désavantage niveau rapidité) a posteriori.
Je m’attendais à plus effrayant…
C’est l’effet bande annonce : j’avais préparé les coussins en cas de danger, les After Eight sous le coude pour l’énergie si la fuite était nécessaire, les mains à disposition pour les mettre devant les yeux. Même pas eu besoin… Du coup j’avais un peu l’impression d’avoir gravi l’Everest : Paranormal Activity ? Non moi ça me fait rien merci. Ce qu’ils sont sensibles ces américains !
C’est en me couchant que je me suis dit qu’il faudrait que je filme ce qui se passe chez moi. Que peut-être ces petits bruits qui parasitent le silence de la nuit n’étaient pas tout à fait anodins. Bref que je me suis tapée unebonne crise de parano(non le vent il fait pas ce bruit là d’habitude j’en suis sûre) et que j’ai réalisé combien ce film m’avait marquée. Un peu comme si Rosemary’s Baby avait rencontré Irréversibledans ma tête.
Et vous, vous l’avez vu ? Vous en avez pensé quoi ?
Pondu par Miss Thym-Gaite le 4 nov 2009 dans Coups de coeur
A première vue, on se demande bien qui ça peut intéresser un documentaire sur les centres commerciaux. Du coup je me suis dit qu’il fallait que j’en regarde au moins un bout de ce Temples de la consommation. Mais voilà, les docus de Canal +, c’est du lourd (cf Les nouveaux tourismes qui était fan-tas-ti-queuuuh), pour peu qu’on s’intéresse un minimum à ses contemporains (société, sociologie, comportementalisme, tout ça quoi). Bref j’ai regardé ce documentaire jusqu’au bout et miam ce que c’était bon !
On y découvre une autre vision du centre commercial (mall). Même si on part avec de solides bases : un mall, c’est fait pour vendre et on se doute aussi que c’est un peu étudié pour. Le principe du mall est donc de vous faire acheter. Partout, tout le temps. Pour parvenir à l’acte d’achat, il faut anéantir le stress et présenter cet espace comme synonyme de détente absolue dans un lieu public rassurant. Public, public… pas tant que ça puisque ce sont des propriétés privées, dans lesquelles on n’a pas les mêmes droits que dans les rues d’une ville. La sécurité y est omniprésente et même recherchée par les visiteurs. On nous donne en exemple la présence massive d’agents de la sécurité au forum des Halles de Paris, présence qui aurait fait revenir les visiteurs dans cet endroit longtemps déserté…
Température constante, puits de lumière (pour rappeler les cathédrales, éclairer l’espace tout en donnant à l’individu la sensation d’être plus petit, donc faible), le mall c’est une ville en miniature, comme figée dans l’espace et le temps dans un printemps éternel. Intemporel. Immortel. C’est un peu d’immortalité qu’on nous y vend aussi. On peut s’y perdre dans l’asymétrie contrôlée de l’architecture, tout comme on peut se perdre en cheminant au hasard des rues dans une ville. Pourquoi laisser les individus se perdre dans un mall ? Pourquoi créer des ouvertures immenses ? S’ils sont perdus, ils sont déstabilisés. Pour compenser ce mal-être, la solution est l’acte d’achat. Acheter, c’est rassurant. Pas plus compliqué.
Les malls, ça nous rappelle aussi la Tour de Babel, tant au niveau de l’architecture que de l’utilisation de l’espace. Ce sont des tours de Babel modernes, avec une langue unique : la marchandise. Mais les malls meurent aussi et les répercussions écologiques des centres laissés à l’abandon (cf dead malls) nous prouvent que le shopping n’est jamais « un plaisir gratuit ».